Cinéphile m'était conté ...

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Lignes de fuite (Matière noire)

Qu'est-ce qui fait que, parfois, l'on passe totalement à côté d'un livre au point de s'y ennuyer ferme et d'être tenté de sauter les pages ? Surtout quand le point de départ est intrigant et plus que digne d'intérêt. Dans Matière noire, le narrateur est déterminé à connaître les raisons qui ont poussé sa soeur au suicide et à savoir pourquoi ses parents lui ont caché sa mort. Commence alors un lent voyage vers le passé à travers les souvenirs de famille. Le roman de l'israélien Dror Burstein est tout en lignes de fuite, les incidents et accidents de la vie des personnages forment un magma presque toujours confus et dilatoire et les réponses que l'on attend ne viendront qu'au final. Pourquoi s'en désintéresse t-on autant ? Tout dépend du lecteur, sans doute, mais le style de l'auteur, fuyant et débarrassé d'émotions, rend le récit froid alors qu'il suffirait de peu pour qu'il devienne poignant et marquant. Un rendez-vous raté pour un livre qui recèle quelques qualités mais pas celle de vous empoigner et de ne plus vous lâcher.

 

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31/03/2014
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